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mardi 9 décembre 2008

Oh que wow!

Bonjour à tous!

Voici la merveilleuse, délectable, sublimissime (est-ce que c'est un mot?) SAE conçue par la non moins fantastique Lysianne Dupont et moi, Stéphanie B-Charron. Il nous a fallu du temps, des larmes, de la sueur, de la frustration et parfois du sang pour la compléter. (Sentez le mélodrame!)

En bon cancre informatique que je suis, j'ai tenté une compression de fichiers... J'espère que ça fonctionne comme prévu! (ce ne sera probablement pas le cas.)

https://www.webdepot.umontreal.ca/Usagers/p0863330/MonDepotPublic/lysiannedupontstephaniebonincharronsae.rar

Notre SAE est destinée aux élèves en classe d'accueil ou en français langue seconde de niveau intermédiaire. Elle est facilement adaptable, de notre humble point de vue.

Cordialement vôtre, (c'est amusant à écrire)

mercredi 3 décembre 2008

Bilan de mon intelligence technologique

Comme la façon de produire ce dernier billet de l'année n'était pas très claire, j'ai créé une colorée Cmap afin de montrer combien le QI de mon intelligence technologique a augmenté cette session. Il faut dire qu'avant de me présenter au local informatique, au premier cours, je pensais que TIC voulait dire Trouble de Comportement...

Après avoir compris que TIC signifiait technologies de l'information et de la communication, je me suis convaincue que le cours serait aussi facile que celui de gestion de classe, mais en voyant le plan de cours, j'ai compris que ce n'est pas parce que c'est facile que ça ne demande pas beaucoup de temps et d'énergie! Avec tous les projets que nous avons eu à faire, je dois avouer que c'était plutôt compliqué de trouver des plages horaires où tout le monde est disponible et de toujours être productif dans ce laps de temps. C'est difficile de monter des projets à l'aide de l'informatique en équipe : on ne peut pas être les quatre sur un même ordinateur, on ne peut pas les quatre filmer une scène, on ne peut pas les quatre participer autant.

J'ai quand même trouvé très intéressant de réaliser le projet vidéo, surtout que l'atelier que nous avons filmé portait sur du contenu que nous-mêmes avions appris quelques semaines auparavant. Au départ, je ne voyais pas la pertinence d'apprendre les composantes de l'ordinateur, mais quand j'ai vu l'intérêt que les enfants y portait et comment c'était facile de vulgariser le tout, j'ai changé d'idée. Un jour, moi aussi j'ouvrirai le boîtier d'un ordinateur en classe.

Finalement, grâce au cours d'intégration des TIC, je maîtrise maintenant la compétence transversale 6, qui consiste à savoir exploiter les TIC. Je sais utiliser la technologie appropriée pour un projet et donc tirer profit des TIC, tout en sachant en évaluer la pertinence de l'utiliser. Je suis beaucoup plus intelligente qu'avant!

Sur ma carte conceptuelle, vous pouvez voir tout ce que j'ai appris, selon les quatre objectifs spécifiques du plan de cours. J'ai surtout appris à utiliser des logiciels libres de création (comme Cmap Tools et NVu) et à connaître des endroits de stockage accessibles de partout (comme Google Docs et WebDépôt). Tout ça pour dire que, quand j'aurai enfin mon brevet d'enseignement, je serai tout à fait à l'aise d'utiliser les technologies dans ma classe. Merci Florian!

mercredi 15 octobre 2008

Les TIC entre passé et présent

D’un certain point de vue, les TICs représentent un pont entre le passé, le présent et l’avenir. Ce passage est-il vraiment désirable? Savons-nous très bien à quoi s’attendre? Allons regarder les cas de deux pays :
L’un de ces pays est très pauvre. Là-bas, les gens n’ont jamais vu une télévision en blanc et noir, les premières télévisions qu’ils ont vues étaient Sony, Panasonic, JVC, Sanyo, LG, Samsung, en couleurs. Les mêmes gens n’ont jamais vu un téléphone manuel ou automatique. Pour eux le téléphone portable signifie le concept de téléphone. Ils n’ont pas d’électricité chez eux, mais ils vont dans la ville pour charger leurs portables. À part de cela, les mêmes gens sont très heureux, toujours de bonne humeur et même s’ils font beaucoup plus de cinq fautes en français à chaque 250 mots ils sont très contents de leur vie, de leur position sociale, de leur emploi. Les mots comme ordinateur, Internet, métro, RER, TGV manquent de leur vocabulaire. Ces gens sont des avocats, des médecins, des comptables, des hommes d’affaires, des professeurs. Ils ont des maisons, des voitures, des familles avec beaucoup d’enfants et une vie pleine de préoccupations.
À l’autre bout du monde, dans un autre pays, la technologie de point est chez elle. Une personne maitrisant très bien les TICs et parlant couramment deux, trois ou plusieurs langues n’est pas capable à occuper une autre position que celle d’opérateur dans un emploi temporaire à temps partiel. Cette personne travaille plus de dix heures par jour et est mécontente de sa vie. Cette personne n’arrive jamais à avoir sa propre maison, un boulot et sa situation financière ne s’améliore que pour de courtes périodes de temps.
Apparemment, les TIC représentent la différence essentielle entre ces deux mondes. Ces technologies ont réussi à donner une autre valeur en ce qui concerne le rapport entre le niveau réel de vie vu comme position sociale et la situation économique du pays.

Les TIC et l’enseignant

Dans l’enseignement, l’utilisation de l’ordinateur a beaucoup facilité le travail des enseignants et leur a donné une meilleure impression en ce qui concerne leur position dans le regard des élèves. Un enseignant peut se dire : j’utilise l’ordinateur chaque jour pour enseigner aux élèves. Je me sens comme un enseignant du XXIe siècle. C’est extraordinaire. Je vais montrer deux situations extrêmes dans lesquelles les enseignants peuvent se trouver face à de nouvelles possibilités offertes par la technologie.
Premièrement, un enseignant qui maitrise très bien les TICs peut les utiliser dans le processus d’enseignement non seulement pour rendre les cours plus intéressants, plus interactifs, mais aussi pour faciliter le processus d’apprentissage des élèves. L’utilisation des outils d’édition de texte, d’images vidéos, du son, des photos, de gestion et d’organisation que vous pouvez trouver en utilisant le lien http://www.01net.com/telecharger/windows/Bureautique/ montre l’intérêt de l’enseignant face à sa profession. Utiliser correctement les TICs et exploiter toutes les possibilités qu’elles offrent demande beaucoup d’heures supplémentaires de la part de l’enseignant, mais les résultats et la satisfaction ne tarde de se montrer.
Deuxièmement, il ne faut pas oublier que les TICs ne représentent qu’un outil et que seulement doter les écoles des ordinateurs connectés à un réseau Internet ne représente grand-chose. Autrement dit : « le fait d’avoir découvert le feu n’est rien par rapport à la maitrise de toutes les possibilités que son utilisation peut offrir. » Ainsi, la qualité des cours, malgré l’utilisation des TIC, pourrait être vraiment pénible. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’une présentation en PowerPoint n’a pas la consistance d’un cours bien fait par l’enseignant. En fait, avant de tenter à utiliser les TICs pour passer plus intéressant, l’enseignant doit maitriser sa matière et être capable à la rendre accessible aux élèves même en l’absence des TICs. Les meilleures cours auxquels j’ai assisté ont été tenus sans que les professeurs fassent des présentations en utilisant un ordinateur. Les professeurs connaissaient extrêmement bien leurs matières et ils étaient toujours capables à tenir des cours magistraux pleines d’exemples et d’explications sans se gênant à écrire au tableau avec une craie. Personnellement je préfère soit les professeurs dont je viens de parler soit des professeurs qui maitrisent très bien leurs matières et qui en plus utilisent les TIC comme des outils pour faciliter le processus d’apprentissage des élèves.
Bref, je dirais que les TICs aident, mais elles ne remplacent pas l’enseignant.

samedi 11 octobre 2008

Des classes mobiles favorisant les TIC!

Chers futurs enseignants du français langue seconde, imaginons que nous avons terminés avec succès notre baccalauréat et que nous sommes enfin prêts à plonger dans le fabuleux monde de l’enseignement du français. Évidemment, nous avons le devoir d’intégrer l’utilisation de matériel technologique tel que l’ordinateur en classe. Par contre, nous devons tenir compte du fait que ce n’est pas toutes les écoles qui ont la chance d’avoir un ordinateur dans chaque classe. Qu’arrive t-il lorsque nous voulons organiser un projet concernant les TIC s’il n’y a qu’un seul ordinateur en classe pour 30 élèves? Vous allez à premier abord me répondre : on peut toujours aller faire ce projet dans une salle de laboratoire!. Qu’est-ce que vous diriez si je vous disais que nous pourrions utiliser des portables MAC dans la classe elle-même? Non seulement on pourrait utiliser ces portables, mais il y en aurait pour la plupart des apprenants, ou presque, de notre groupe.

Le Territoire de Belfort généralise cette utilisation de portables MAC dans leurs collèges. Le Conseil Général de Belfort les nomme «les classes mobiles».
Ils sont hésiter entre l’utilisation de Mac et celui d'un PC, mais ils ont finalement opté pour MAC en raison de son forfait clé en main qui possède les logiciels inclus dans les portables et un système Airport pour la liaison sans fil.
Il serait également intéressant d’intégrer ce système de classes mobiles dans les écoles de quartiers dit défavorisés, selon Philippe Gille, afin de donner la chance aux élèves de découvrir plusieurs approches de l’univers informatique.

Voici maintenant ce que contient quelques classes mobiles sur le Territoire de Belfort depuis mai 2008 :
«16 MacBook, d’une borne Airport, d’un scanner, d’un vidéoprojecteur, d’une imprimante et sont dotées également de logiciels Open Source complémentaires. »

Impressionnant non?


Bravo au Territoire de Belfort et de leur belle initiative!



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http://www.apple.com/fr/education/profiles/cgbelfort/


Le Territoire de Belfort généralise les classes mobilesdans ses collèges.
Caroline Chartaux, Chef de Projets Informatiques Culture-Éducation du Conseil Général du Territoire de Belfort

Vous avez dit «fracture numérique» ?

Hier soir à l’émission Une heure sur terre, j’ai pu voir un reportage traitant de la scolarisation au Sénégal. Là-bas, l’oeuvre d’alphabétisation de la fondation Paul Guérin-Lajoie (PGL) se trouve en péril. Des modifications aux modes de distribution de l’aide financière qu’accordent plusieurs pays occidentaux à l’Afrique sont à l’origine de la situation. Ainsi, si auparavant PGL venait en aide à plus de 200 écoles, elle n’en soutient plus qu’une quarantaine. Et celles-ci se trouvent maintenant dans un état pitoyable: Toits menaçants de s’effondrer, murs nécessitants des poutres de soutènement, classes surpeuplées et manque criant de matériel scolaire (lire ici des dictionnaires, des ardoises et des craies !).

Vous avez dit «fracture numérique» ?

Il est désolant de voir que loin de se combler, le fossé entre le Nord et le Sud s’agrandit sans cesse: alors que nous nous pâmons maintenant devant le grand potentiel éducatif des TIC, d’autres se considèrent chanceux de fréquenter l’école jusqu’à la fin du primaire !

En ce sens, par souci d’une plus grande équité, certains voient d’un très bon oeil l’initiative One Laptop per Child par laquelle on souhaite «fournir des opportunités éducatives aux enfants les plus pauvres de la planète» en leur offrant un ordinateur de base... fonctionnant à la bonne vieille huile à coude ! Or, cette nécessaire manivelle produisant de l’électricité comme au temps des dynamos devrait suffire à nous faire comprendre qu’ici, nous ne procédons certainement pas dans l’ordre.

En effet, plusieurs pays africains demeurent encore sous-développés ou présentent un faible niveau de développement. Les Africains ne sont pas maîtres de leurs économies primaire et secondaire et nous voudrions tout de même les aider à développer une économie des savoirs numériques ? L’autogestion de leurs ressources naturelles et l’accès à une éducation de base pour tous les enfants apparaissent être des solutions bien plus pertinentes que celle d’introduire quelques enfants africains aux bienfaits des TIC.

Ce n’est pas tant le projet One Laptop per Child qui soit ici problématique. Il semble même pertinent dans une économie mondiale qui vibrera bientôt totalement au rythme du numérique. Toutefois, prise indépendamment, cette initiative demeure un coup d’épée dans l’eau, une aide factice destinée à masquer la réelle mainmise de l’Occident sur l’économie africaine. Pour aider, il ne faut pas seulement tendre des outils, il faut aussi défaire les chaînes. 


Voir aussi:

Nicholas Negroponte: The vision behind One Laptop Per Child



Cette conférence provient de TED: Ideas worth spreading, un site extrêmement riche en vidéos disponibles pour la baladodiffusion. TED s’avère particulièrement utile pour qui compte s’intéresse aux technologies, au design ou à l’art. Sachez seulement qu’en comparaison à la classification par conférenciers, celle par thèmes facilite grandement la recherche à travers la vaste vidéographie.

mercredi 8 octobre 2008

Can8

Eh non, Can8 n'est pas une nouvelle chaîne de télévision, mais bien un logiciel informatique permettant de pratiquer oralement une langue. Tout comme l'Université Laval et l'UQAM, le département de langues de l'Université de Montréal utilise Can8, logiciel que vous pouvez télécharger gratuitement à l'adresse http://www.can8.com/. J'utilise ce logiciel dans le cadre de mon cours d'espagnol, où j'ai des périodes de laboratoire informatique allouées pour pratiquer ma prononciation. Can8 est supposé être accessible de n'importe quel ordinateur, mais après essais infructueux, je crois qu'on ne peut y accéder qu'à partir des laboratoires de langues, situés au premier étage du pavillon Jean-Brillant de notre université pleine de ressources. Ce qui est agréable, c'est qu'on retrouve des microcasques en bon état dans ces laboratoires!

Étant donné que les exercices de Can8 sont enregistrés sur le disque dur de l'ordinateur "administrateur" du local, l'enseignante peut écouter, et ce même une fois les étudiants partis, les exercices de ses apprenants et corriger leur prononciation, laisser des commentaires sur leur accent ou même faire échouer les exercices.

Concrètement, le logiciel Can8 n'a pas une interface très dynamique : tout est carré, bleu blanc gris et ressemble étrangement à l'archaïque MS-DOS... Sans oublier que si un étudiant laisse son cellulaire ouvert pendant qu'il est dans le laboratoire et qu'il reçoit un appel ou un message-texte, tous les ordinateurs du laboratoire redémarrent inopinément. Vraiment sympa.

Et si, par mégarde, les professeurs déposent les examens oraux en avance sur le logiciel, il est extrêmement facile pour n'importe quel étudiant de les trouver et de les pratiquer encore et encore. J'ai déjà trouvé le mien. Je ne sais pas trop si c'est correct d'entendre les phrases d'examens en avance, puisque le but du cours est d'apprendre à parler (et écrire) l'espagnol, mais je me dis que si on pratique des dizaines de fois les phrases de l'examen en avance, on saura les prononcer comme un vrai hispanophone et on aura réussi les objectifs du cours. On pourra alors voyager au Pérou et en Espagne et même faire un stage au Mexique sans se stresser!

Je me demande toutefois si les professeurs de langues de l'université cherchent à ce que les étudiants "trichent" afin qu'ils réussissent... Et si oui, alors c'est correct de pratiquer les examens à l'avance?

Les TICs à but non éducatif, ou comment j’ai appris l’anglais grâce aux jeux vidéo

Depuis ma tendre enfance, j’ai toujours été un mordu de jeux vidéo. Les super Mario et Zelda de ce monde meublaient mon quotidien. Assez improductif comme passe-temps, non? Mes parents déploraient le fait que je sortais très peu pour aller jouer avec les autres et que je ne m’intéressait pas au même genre de choses que les jeunes de mon âge. Pourtant, en rétrospective, je considère avoir acquis plusieurs compétences à l’aide des jeux vidéo. Non seulement m’ont-ils aidés énormément à apprendre l’anglais, mais ils ont aussi contribué à ma familiarisation avec l’équipement informatique. Je mets donc cette question sur la table : De quelle manière ces "TIC" extérieurs à la classe peuvent-ils influencer l’apprentissage des élèves?

Longtemps est-ce que l’on a démonisé les jeux vidéo comme étant purement et simplement une forme de divertissement qui nuit au développement de l’enfant. Bien que ce point de vue ne soit pas complètement faux, il ignore des aspects importants de ces médias. Il faut bien l’admettre, les jeux vidéos cherchent à toucher le plus de consommateurs possible. Ainsi, la langue prédominante se trouve à être l’anglais dans la grande majorité des produits que l’on trouve sur nos tablettes. Ce fait peut avoir une influence indéniable sur les apprentissages de l’enfant, même si le jeu en question ne cherche pas à être éducatif. Il s’agit d’une source de motivation indéniable pour l’enfant qui cherche à mieux comprendre ce qu’il fait. Cela peut l’encourager à poser des questions à ses parents sur la langue en question et à chercher de nouvelles sources d’apprentissage qui vont pouvoir l’aider à comprendre ce qui est affiché sur l’écran. Les jeux aux langages les plus étoffés vont même permettre à l’enfant, s’il possède déjà des connaissances de base, à enrichir son vocabulaire dans la langue seconde. Bien sûr, j’utilise l’anglais comme exemple, mais cela n’exclut pas les autres langues. Par exemple, certaines de mes connaissances apprennent le japonais en partie grâce à des jeux non éducatifs.

Il ne faut pas non plus exclure la dimension de la familiarisation avec les logiciels. Lorsque je regarde mes grands-parents utiliser l’ordinateur, je remarque qu’ils éprouvent énormément de difficultés. Je ne crois pas que ce soit un manque d’intelligence. Je crois plutôt que c’est une question de mentalité. Une fois que l’on se familiarise avec le fonctionnement de menus en tout genre, il me semble beaucoup plus facile de s’adapter lorsqu’on change d’environnement de travail. Les jeux vidéo peuvent servir de tremplin à la familiarisation de l’enfant avec les différents types de "TIC". Non seulement ont-ils habituellement un interface qui peut être semblable à celui d’un ordinateur, mais en plus ils possèdent des menus plus simple que ce que l’on peut retrouver sur un ordinateur, ce qui permet à l’enfant de développer ses connaissances progressivement.

dimanche 5 octobre 2008

D’Afriqu’art

Une vidéo d’animation des élèves du secondaire 2 de l’école
Georges Vanier.

http://www2.cslaval.qc.ca/star/Afriqu-art-BONUS


Ce vidéomontage est pour moi d’autant plus intéressant, car il combine les connaissances des arts plastiques aux connaissances des TIC. Ici, il est évident que l’un ne va pas sans l’autre. Ce montage utilise à bon effet la pédagogie des arts plastiques et le développement des compétences transversales et technologiques. Je trouve la combinaison assez remarquable et bien faite pour un niveau de secondaire 2.

Le message de ce montage n’est pas nécessairement ce qui est de plus haute valeur ici. Que voulez-vous... ce sont de jeunes ados ! Néanmoins, il leur a fallu y mettre beaucoup de pensée, d’effort, d’imagination, de patience, de réflexion ainsi que de démontrer une aptitude bien plus qu’adéquate en l’utilisation des TIC pour effectuer la réalisation de ce montage.

Ils ont utilisé de la pâte à modeler, du papier mâché, etc., pour créer des personnages et des reliefs. Ils ont ensuite dû photographier, étape par étape, chacune de leurs créations pour aboutir à un montage vidéo complet. Ils ont également fait l’effort de rajouter et de coordonner du son et des paroles aux images des personnages qu’ils avaient créés. Même avant de commencer, ils avaient pris le temps de construire leur histoire. À mon avis, cette vidéo représente une bonne démonstration de compétences technologiques, de compétences transversales et bien entendu de compétences dans les arts plastiques ainsi que de tout ce qui est possible aux élèves d’accomplir dans ce domaine.
Reste à nous, les futurs enseignants, de prendre note : laissons nos élèves s’exprimer et montrer de quoi ils sont capables. Laissons-les découvrir d’eux-mêmes. Il nous suffit d’être leur guide. Allez jeter un coup d’œil. Qu’en pensez-vous ?

Et si…

Une production de Sébastien Stasse...
Avec l’aide du conseil francophone de la Colombie-Britannique.

http://www2.cslaval.qc.ca/star/Et-si


Réflexion sur l’impact des TIC dans la salle de classe.

J’ai trouvé ce court vidéo de seulement 4 minutes très intéressant surtout parce qu’il nous mène à réfléchir, en tant que futurs enseignants, sur nos capacités et nos savoirs dans l’utilisation des technologies qui nous entourent, en particulier les ordinateurs et leurs logiciels.

Les soucis réels et quotidiens des enseignants sont mis en évidence en leurs propres mots et sont de plus mis en contexte à l’aide des statistiques qui nous sont fournies.
Est-ce que les enseignants ont assez d’expérience, de savoir dans le domaine des TIC pour guider leurs élèves ? Se sentent-ils dépassés par leurs élèves ? Est-ce que leurs pratiques pédagogiques sont assez modernes, avancées et mises à jour ? Ont-ils assez de temps libre pour se former eux-mêmes et prendre de l’avance sur leurs élèves qui sont d’autant plus compétents en TIC ? Voici quelques-unes des questions pertinentes que les enseignants d’aujourd’hui se posent dans la salle de classe.

Mais comment y réagissent-ils ? À mon avis, il est important de noter que les enseignants, pour la plupart, se sont adaptés de façon efficace en sachant convertir ce qui paraissait une problématique en un atout à leur disposition : utiliser les élèves plus âgés en personnes-ressources en TIC ! Je pense que ceci est une très bonne idée, car elle permet aux élèves de s’engager dans leurs travaux tout en leur donnant des responsabilités et l’occasion de démontrer leurs savoirs. Ainsi, il n’est pas entièrement nécessaire pour l’enseignant de connaitre tout au sujet des TIC et surtout des logiciels. Ça me semble une façon ingénieuse et efficace de gérer sa classe. Et nous voici donc face à face avec la pédagogie du XXIe siècle qui nous attend !

Comme André Gide l’a dit dans ses mots prophétiques qui s’appliquent surtout à la pédagogie d’aujourd’hui (Que savait-il ?!) : il faut enseigner à se passer de soi !

À tous, ça vaut la peine de regarder ce joli montage.

mercredi 17 septembre 2008

La génération la plus ignorante

Dans l'édition du 15 septembre 2008, le quotidien Le Devoir présentait le professeur de littérature anglaise à l’Université Emory (Atlanta) Mark Bauerlein et son essai choc : The Dumbest Generation. La génération la plus ignorante serait selon cet auteur, celle des individus de moins de trente ans. Surexposés dès un jeune âge aux technologies numériques, ces jeunes présenteraient de graves limitations en matière de cultures historique, géographique, littéraire et civique.

Selon Bauerlein, la fermeture d’esprit que permettent paradoxalement les nouvelles technologies serait responsable de ces lacunes: « Les outils technologiques permettent aux adolescents d’être obnibulés par leur monde d’adolescents, et les considérations d’adultes n’arrivent pas à se frayer un chemin jusqu’à eux. » L’auteur ajoute : « Internet est pour moi une fenêtre ouverte sur le monde des idées, de l’histoire, de la beauté. Mais pour les jeunes de 17 ans, c’est autre chose. C’est un outil pour placoter, envoyer des photos ou des vidéos d’eux-mêmes et de leurs amis. Ils se renferment dans un cocon générationnelle. »

Ce qui m’amène à la question suivante : Les TIC sont-elles bonnes ou mauvaises ?

En ce qui me concerne, je crois que les TIC représentent des outils intéressants, surtout dans le domaine de l’éducation. En effet, elles soutiennent les professeurs et les élèves dans leurs tâches respectives. Notamment par le biais de diaporamas, de sites Internet et de vidéos, elles permettent aux premiers de présenter de nouveaux concepts et aux seconds, de s’y initier. De manière similaire, comme c’est le cas dans les laboratoires informatiques dédiés aux langues secondes, les TIC supportent les enseignants dans l’aide qu’ils offrent aux élèves qui construisent leurs nouveaux savoirs. Finalement, par l’intermédiaire de jeux vidéos ou de cyberquêtes conçues à cet effet, les TIC permettent aux élèves d’exercer leurs acquis et aux enseignants, d’en évaluer la maîtrise.

Ainsi, les TIC sont pertinentes... mais seulement en tant que supports de transmission et de construction des connaissances. Elles doivent donc représenter le moyen et non pas la finalité. En ce sens, jamais sous des habits technologiques racoleurs ne devraient se cacher des objectifs pédagogiques flous ou une planification déficiente. Une telle utilisation des TIC reviendrait à en faire ce que Mark Bauerlein leur reproche d’être, soit un beau contenant vide de tout contenu.

Voir aussi :