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mercredi 15 octobre 2008

Les TIC et l’enseignant

Dans l’enseignement, l’utilisation de l’ordinateur a beaucoup facilité le travail des enseignants et leur a donné une meilleure impression en ce qui concerne leur position dans le regard des élèves. Un enseignant peut se dire : j’utilise l’ordinateur chaque jour pour enseigner aux élèves. Je me sens comme un enseignant du XXIe siècle. C’est extraordinaire. Je vais montrer deux situations extrêmes dans lesquelles les enseignants peuvent se trouver face à de nouvelles possibilités offertes par la technologie.
Premièrement, un enseignant qui maitrise très bien les TICs peut les utiliser dans le processus d’enseignement non seulement pour rendre les cours plus intéressants, plus interactifs, mais aussi pour faciliter le processus d’apprentissage des élèves. L’utilisation des outils d’édition de texte, d’images vidéos, du son, des photos, de gestion et d’organisation que vous pouvez trouver en utilisant le lien http://www.01net.com/telecharger/windows/Bureautique/ montre l’intérêt de l’enseignant face à sa profession. Utiliser correctement les TICs et exploiter toutes les possibilités qu’elles offrent demande beaucoup d’heures supplémentaires de la part de l’enseignant, mais les résultats et la satisfaction ne tarde de se montrer.
Deuxièmement, il ne faut pas oublier que les TICs ne représentent qu’un outil et que seulement doter les écoles des ordinateurs connectés à un réseau Internet ne représente grand-chose. Autrement dit : « le fait d’avoir découvert le feu n’est rien par rapport à la maitrise de toutes les possibilités que son utilisation peut offrir. » Ainsi, la qualité des cours, malgré l’utilisation des TIC, pourrait être vraiment pénible. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’une présentation en PowerPoint n’a pas la consistance d’un cours bien fait par l’enseignant. En fait, avant de tenter à utiliser les TICs pour passer plus intéressant, l’enseignant doit maitriser sa matière et être capable à la rendre accessible aux élèves même en l’absence des TICs. Les meilleures cours auxquels j’ai assisté ont été tenus sans que les professeurs fassent des présentations en utilisant un ordinateur. Les professeurs connaissaient extrêmement bien leurs matières et ils étaient toujours capables à tenir des cours magistraux pleines d’exemples et d’explications sans se gênant à écrire au tableau avec une craie. Personnellement je préfère soit les professeurs dont je viens de parler soit des professeurs qui maitrisent très bien leurs matières et qui en plus utilisent les TIC comme des outils pour faciliter le processus d’apprentissage des élèves.
Bref, je dirais que les TICs aident, mais elles ne remplacent pas l’enseignant.

dimanche 5 octobre 2008

Et si…

Une production de Sébastien Stasse...
Avec l’aide du conseil francophone de la Colombie-Britannique.

http://www2.cslaval.qc.ca/star/Et-si


Réflexion sur l’impact des TIC dans la salle de classe.

J’ai trouvé ce court vidéo de seulement 4 minutes très intéressant surtout parce qu’il nous mène à réfléchir, en tant que futurs enseignants, sur nos capacités et nos savoirs dans l’utilisation des technologies qui nous entourent, en particulier les ordinateurs et leurs logiciels.

Les soucis réels et quotidiens des enseignants sont mis en évidence en leurs propres mots et sont de plus mis en contexte à l’aide des statistiques qui nous sont fournies.
Est-ce que les enseignants ont assez d’expérience, de savoir dans le domaine des TIC pour guider leurs élèves ? Se sentent-ils dépassés par leurs élèves ? Est-ce que leurs pratiques pédagogiques sont assez modernes, avancées et mises à jour ? Ont-ils assez de temps libre pour se former eux-mêmes et prendre de l’avance sur leurs élèves qui sont d’autant plus compétents en TIC ? Voici quelques-unes des questions pertinentes que les enseignants d’aujourd’hui se posent dans la salle de classe.

Mais comment y réagissent-ils ? À mon avis, il est important de noter que les enseignants, pour la plupart, se sont adaptés de façon efficace en sachant convertir ce qui paraissait une problématique en un atout à leur disposition : utiliser les élèves plus âgés en personnes-ressources en TIC ! Je pense que ceci est une très bonne idée, car elle permet aux élèves de s’engager dans leurs travaux tout en leur donnant des responsabilités et l’occasion de démontrer leurs savoirs. Ainsi, il n’est pas entièrement nécessaire pour l’enseignant de connaitre tout au sujet des TIC et surtout des logiciels. Ça me semble une façon ingénieuse et efficace de gérer sa classe. Et nous voici donc face à face avec la pédagogie du XXIe siècle qui nous attend !

Comme André Gide l’a dit dans ses mots prophétiques qui s’appliquent surtout à la pédagogie d’aujourd’hui (Que savait-il ?!) : il faut enseigner à se passer de soi !

À tous, ça vaut la peine de regarder ce joli montage.

mercredi 1 octobre 2008

Les émissions éducatives

Il y a quelques semaines, je discutais avec l’une de mes amies à propos des émissions jeunesses d’aujourd’hui. Vous savez, ces émissions diffusées sur l’heure du souper. En fait, nous disions que les émissions pour les jeunes de niveau primaire et préscolaire n’apportaient que très peu de choses éducatives aux auditeurs. L’instruction qui y est transmise n’est, disions-nous, que très peu notable. Mon amie, quant à elle, allait même jusqu’à soutenir que les producteurs et les diffuseurs de ces émissions prenaient les enfants d’aujourd’hui pour (et je cite) des «retardés». Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ses propos, mais je conçois que certains parents doivent se dire la même chose.

Pour me forger une opinion plus concrète sur la situation des émissions jeunesses diffusées sur le territoire québécois en ce XXe siècle, j’ai fait une recherche des articles traitant de ce sujet. Je suis tombée sur un article écrit par Sylvie Laplante paru le 7 mai 2004 et qui a pour titre «La télé éducative a-t-elle perdu la cote?» Vous pourrez le trouver sur le site suivant : http://www.petitmonde.com. Pour vous situer un peu, l’article paraît à l’époque où Canal Famille devient le «Méchant canal» (VRAK.T.V). Après un bref survol des émissions qui sont diffusées à l’époque, l’auteure présente les points de vue de certains acteurs de cette industrie. Entre-autre, nous pouvons lire l’opinion de la directrice du développement des programmations à Télé-Québec, Mme Cécile Bellemare, celle du Groupe de recherche sur les jeunes et les médias, ainsi que celle de M. Stéphane Turcotte, directrice de la programmation jeunesse à Radio-Canada. Leurs points de vue sont fort intéressants et, vous vous en doutez bien, à l’opposé de celui de mon amie. Je vous conseille de le lire puisque ces arguments vont à l’opposé de la pensée populaire voulant que les émissions éducatives de nos jours aient une qualité, disons, presqu’inexistante. Je crois qu’il est bon de se questionner au sujet des émissions éducatives d’aujourd’hui puisque nos futurs élèves auront sans aucun doute été en contact avec celles-ci.

Document visuel d’une pratique pédagogique

Ceux qui ont fait le cours «Philosophical Foundations of Education» l’hiver dernier, à l’université McGill, sauront certainement de quoi je vais parler. Dans le cadre de ce cours, un documentaire produit par CBC intitulé «Children full of life» nous a été présenté. Pour ceux qui ne se souviennent pas de celui-ci, ainsi que pour ceux qui ne savent de quoi il s’agit, je vais en faire une brève description.

C’est un documentaire fait dans une classe de, selon le modèle québécois, 5e année du primaire d’une école de Chine. On pouvait y observer une forme d’enseignement à la fois semblable à la nôtre et fort différente. En fait, nous pouvions constater, en visionnant ce documentaire, que les élèves, dans cette classe, sont au centre de leur apprentissage, des sujets abordés, etc. Les élèves discutaient, écrivaient et s’inspiraient de ce qu’ils voulaient. De plus, ils sont amenés à négocier avec l’enseignant, à faire valoir leur point de vue, leur aspirations et leurs désirs. Ceci semble contredire la pensée populaire voulant que la liberté d’expression en Chine soit complètement proscrite, voire interdite. En fait, la philosophie de l’enseignement présente dans cette classe ressemble à celle que nous avons ici en occident, c’est-à-dire le socio-cognitivisme dans lequel l’élève est au centre de son apprentissage. Cependant, il y a un aspect omniprésent dans cette classe qui ne se retrouve que très rarement dans nos classes : les émotions. Il est marquant d’observer, tout au long du documentaire, les élèves passer au travers une gamme d’émotions. Frustration, chagrin, joie, tout exprimé librement. Ce phénomène, je le crois, était fortement encouragé par l’attitude de l’enseignant, laquelle attitude était, à mon avis, parfaite. Celui-ci était humble mais conscient de sa responsabilité, près de ses élèves mais ferme dans ce qu’il attendait d’eux, prêt à écouter ses élèves et à agir selon leurs désirs si cela était possible. Tout était équilibré dans son attitude et dans sa classe. Ces aspects montrés dans le documentaire pousse à une réflexion concernant le rôle qu’à l’attitude de l’enseignant dans l’atmosphère et la gestion de sa classe.

À mon avis, c’est un documentaire à voir pour tous les futurs enseignants. S’il y a des personnes qui ont vu ce documentaire et qui éprouvent de la difficulté à se le remémorer (quoi que je doute que ce soit possible), alors ce film nous vous a pas marqué autant quel moi.

mercredi 24 septembre 2008

Génération 101

Génération 101 est LE documentaire pertinent de visionner pour vous motiver à devenir enseignant de français langue seconde en milieu d'accueil au Québec. Il est à l'affiche au cinéma l'Ex-Centris, situé sur la rue Saint-Laurent, jusqu'au 2 octobre.

La réalité des jeunes en classe d'accueil et des nouveaux immigrants est un sujet que l'on n'a malheureusement pas encore abordé en cours. C'est pourquoi je vous conseille fortement d'aller voir Génération 101, où la réalité montréalaise est bien démontrée, laissant amplement de temps aux nouveaux Québécois pour s'exprimer face à leur intégration à la société québécoise et l'attitude qu'adoptent les «Québécois de souche» envers eux. Au travers de tout ça, quatre jeunes adultes d'origines ethniques impliqués politiquement dans la société québécoise veulent à tout prix la renforcir en l'améliorant.

Ma note personnelle: 10/10
Pour voir le synopsis et l'horaire: http://www.ex-centris.com/



Publication sur http://www.radio-canada.ca/ répétant que vous devez vraiment aller voir ce documentaire :

«Présenté en août au Festival des films du monde, La génération 101 prend l'affiche à Ex-Centris, à Montréal, et à la Maison du cinéma, à Sherbrooke.
Le titre du documentaire de Claude Godbout fait référence à la Charte québécoise de la langue française, appelée loi 101.
Adoptée en août 1977, elle a notamment amené les enfants issus de l'immigration à fréquenter l'école française et à adopter le français comme langue commune.
Pendant 75 minutes, La génération 101 suit le parcours de quatre jeunes immigrants montréalais, Akos, Ruba, Farouk et Daniel.
« Ici, c'est le quartier de mon enfance, Côte-des-Neiges, où je suis arrivé à l'âge de deux ans », raconte Farouk dans le film. Ce quartier peuplé de Montréal, où se côtoient près de 160 nationalités, est un des lieux d'accueil des nouveaux arrivants.
Nouvelle identité québécoise?
Tout au long du film, ces quatre jeunes et bien d'autres Québécois de toutes origines livrent leurs observations et réflexions sur leur intégration, la place qui leur est réservée, le racisme, le chômage ou l'avenir de leur société d'accueil.
La génération 101 est né du désir de son réalisateur de rencontrer ces nouveaux Québécois à part entière.
« J'ai voulu comprendre leur rapport avec la société d'accueil et voir de quelle façon ils la dynamisaient et l'enrichissaient, explique Claude Godbout. Une question me hantait: est-ce que la francisation des immigrants a modifié l'identité de la société québécoise? »
Au cours de l'automne, le documentaire prendra l'affiche dans d'autres villes du Québec.»

(
http://www.radio-canada.ca/arts-spectacles/cinema/2008/09/19/002-generation_101.asp)

mercredi 17 septembre 2008

La génération la plus ignorante

Dans l'édition du 15 septembre 2008, le quotidien Le Devoir présentait le professeur de littérature anglaise à l’Université Emory (Atlanta) Mark Bauerlein et son essai choc : The Dumbest Generation. La génération la plus ignorante serait selon cet auteur, celle des individus de moins de trente ans. Surexposés dès un jeune âge aux technologies numériques, ces jeunes présenteraient de graves limitations en matière de cultures historique, géographique, littéraire et civique.

Selon Bauerlein, la fermeture d’esprit que permettent paradoxalement les nouvelles technologies serait responsable de ces lacunes: « Les outils technologiques permettent aux adolescents d’être obnibulés par leur monde d’adolescents, et les considérations d’adultes n’arrivent pas à se frayer un chemin jusqu’à eux. » L’auteur ajoute : « Internet est pour moi une fenêtre ouverte sur le monde des idées, de l’histoire, de la beauté. Mais pour les jeunes de 17 ans, c’est autre chose. C’est un outil pour placoter, envoyer des photos ou des vidéos d’eux-mêmes et de leurs amis. Ils se renferment dans un cocon générationnelle. »

Ce qui m’amène à la question suivante : Les TIC sont-elles bonnes ou mauvaises ?

En ce qui me concerne, je crois que les TIC représentent des outils intéressants, surtout dans le domaine de l’éducation. En effet, elles soutiennent les professeurs et les élèves dans leurs tâches respectives. Notamment par le biais de diaporamas, de sites Internet et de vidéos, elles permettent aux premiers de présenter de nouveaux concepts et aux seconds, de s’y initier. De manière similaire, comme c’est le cas dans les laboratoires informatiques dédiés aux langues secondes, les TIC supportent les enseignants dans l’aide qu’ils offrent aux élèves qui construisent leurs nouveaux savoirs. Finalement, par l’intermédiaire de jeux vidéos ou de cyberquêtes conçues à cet effet, les TIC permettent aux élèves d’exercer leurs acquis et aux enseignants, d’en évaluer la maîtrise.

Ainsi, les TIC sont pertinentes... mais seulement en tant que supports de transmission et de construction des connaissances. Elles doivent donc représenter le moyen et non pas la finalité. En ce sens, jamais sous des habits technologiques racoleurs ne devraient se cacher des objectifs pédagogiques flous ou une planification déficiente. Une telle utilisation des TIC reviendrait à en faire ce que Mark Bauerlein leur reproche d’être, soit un beau contenant vide de tout contenu.

Voir aussi :