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mercredi 3 décembre 2008

Écouter, regarder, et... payer?




Depuis que les 78 tours et les vidéocassettes Bêta existent, les enseignants diffusent de la musique et des films dans un lieu public, c'est-à-dire leur salle de classe. Que ce soit pour apprendre une nouvelle langue, analyser le contenu ou le contenant ou simplement récompenser les élèves, ces documents audiovisuels sont libres de droits ou pas. Les enseignants savent qu’il y a des lois à respecter, mais connaissent-ils leur contenu? Ayant abordé le sujet avec Florian et ayant beaucoup trop de temps à mettre sur un simple billet de blogue, je me suis penchée sur la question afin de vraiment comprendre ce qu’il est légal de faire et ce qui ne l’est pas.

Après une longue recherche sur les droits d'auteurs et de propriétés intellectuelles au Québec, j'ai finalement trouvé des tonnes de petits règlements sur de très ennuyeuses chartes. J'ai aussi trouvé, sur les sites web de nombreuses bibliothèques de collèges et d'universités, les règlements de ces établissements.

D’abord, clarifions que seule la personne qui a le droit d'auteur peut, selon les normes gouvernementales québécoises, «produire, reproduire, adapter, traduire, exécuter, représenter ou débiter en public, publier, communiquer au public par télécommunication une œuvre littéraire, dramatique, artistique ou musicale ou une partie importante de celle-ci.» (Évidemment, qui dit règlements dit exceptions... ) SAUF :
1. Si l'oeuvre est diffusée dans le but d'une étude privée ou d'une recherche;
2. Si l'oeuvre est diffusée dans le but d'être critiqué ou d'un compte-rendu;
3. Si l'oeuvre est diffusée dans le but de communiquer des nouvelles;
4. Si le ou les auteurs du document sont morts depuis 50 ans.

En ce qui concerne le droit d'auteur spécifiquement dans les établissements d'enseignements, plusieurs documents se contredisent, mais d'après le ministère canadien de la Justice (règlements 29 à 30), il est légal d'y diffuser et d'y exécuter une œuvre seulement si c'est devant un auditoire étudiant et que ce n’est pas dans le but de faire du profit. Il est légal de copier une œuvre afin de l'exécuter dans un établissement scolaire, à condition que les droits soient payés ou le document détruit après 30 jours. Autrement dit, il est tout à fait illégal d'organiser une soirée cinéma à la polyvalente pour financer le bal de finissants, surtout si on y présente des films enregistrés à la télé il y a plus d’un mois.

Je ne saisis pas toutes les nuances et tous les règlements et lois, mais je sais maintenant que nos recueils de notes de cours coûtent (trop) chers parce que l’Université doit payer des droits d’auteurs pour faire du profit sur notre dos. Je sais aussi pourquoi il est illégal d’utiliser la chanson d’un artiste encore vivant dans le cadre d’un montage vidéo amateur. Il reste cependant beaucoup d’interrogations dans ma tête et sûrement dans les vôtres aussi.
Quelqu’un serait-il plus courageux que moi pour pousser la recherche encore plus loin?

Mes ressources:

mercredi 15 octobre 2008

Les TIC entre passé et présent

D’un certain point de vue, les TICs représentent un pont entre le passé, le présent et l’avenir. Ce passage est-il vraiment désirable? Savons-nous très bien à quoi s’attendre? Allons regarder les cas de deux pays :
L’un de ces pays est très pauvre. Là-bas, les gens n’ont jamais vu une télévision en blanc et noir, les premières télévisions qu’ils ont vues étaient Sony, Panasonic, JVC, Sanyo, LG, Samsung, en couleurs. Les mêmes gens n’ont jamais vu un téléphone manuel ou automatique. Pour eux le téléphone portable signifie le concept de téléphone. Ils n’ont pas d’électricité chez eux, mais ils vont dans la ville pour charger leurs portables. À part de cela, les mêmes gens sont très heureux, toujours de bonne humeur et même s’ils font beaucoup plus de cinq fautes en français à chaque 250 mots ils sont très contents de leur vie, de leur position sociale, de leur emploi. Les mots comme ordinateur, Internet, métro, RER, TGV manquent de leur vocabulaire. Ces gens sont des avocats, des médecins, des comptables, des hommes d’affaires, des professeurs. Ils ont des maisons, des voitures, des familles avec beaucoup d’enfants et une vie pleine de préoccupations.
À l’autre bout du monde, dans un autre pays, la technologie de point est chez elle. Une personne maitrisant très bien les TICs et parlant couramment deux, trois ou plusieurs langues n’est pas capable à occuper une autre position que celle d’opérateur dans un emploi temporaire à temps partiel. Cette personne travaille plus de dix heures par jour et est mécontente de sa vie. Cette personne n’arrive jamais à avoir sa propre maison, un boulot et sa situation financière ne s’améliore que pour de courtes périodes de temps.
Apparemment, les TIC représentent la différence essentielle entre ces deux mondes. Ces technologies ont réussi à donner une autre valeur en ce qui concerne le rapport entre le niveau réel de vie vu comme position sociale et la situation économique du pays.

mercredi 1 octobre 2008

Des sites pour réussir à l’école…

… c’est le sujet d’un article que j’ai lu récemment. Bien que très court, je l’ai trouvé fort intéressant. En fait, j’ignorais qu’il existait un Guide annuel des meilleurs sites Web pour réussir à l’école, et vous? Et bien, il semble que celui-ci en est déjà à sa 7e édition. Ce Guide a été créé pour aider les enseignants à intégrer les technologies, et en particulier Internet, dans le cadre de leurs cours. Comme c’est intéressant pour nous, futurs enseignants! De plus, le Guide en question donne des trucs pour développer des compétences technologiques afin de tirer le meilleur parti d’Internet. Si vous souhaitez avoir plus d’informations concernant ce Guide annuel des meilleurs sites Web pour réussir à l’école, visitez le http://www.infobourg.com/sections/actualite/.

Les émissions éducatives

Il y a quelques semaines, je discutais avec l’une de mes amies à propos des émissions jeunesses d’aujourd’hui. Vous savez, ces émissions diffusées sur l’heure du souper. En fait, nous disions que les émissions pour les jeunes de niveau primaire et préscolaire n’apportaient que très peu de choses éducatives aux auditeurs. L’instruction qui y est transmise n’est, disions-nous, que très peu notable. Mon amie, quant à elle, allait même jusqu’à soutenir que les producteurs et les diffuseurs de ces émissions prenaient les enfants d’aujourd’hui pour (et je cite) des «retardés». Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ses propos, mais je conçois que certains parents doivent se dire la même chose.

Pour me forger une opinion plus concrète sur la situation des émissions jeunesses diffusées sur le territoire québécois en ce XXe siècle, j’ai fait une recherche des articles traitant de ce sujet. Je suis tombée sur un article écrit par Sylvie Laplante paru le 7 mai 2004 et qui a pour titre «La télé éducative a-t-elle perdu la cote?» Vous pourrez le trouver sur le site suivant : http://www.petitmonde.com. Pour vous situer un peu, l’article paraît à l’époque où Canal Famille devient le «Méchant canal» (VRAK.T.V). Après un bref survol des émissions qui sont diffusées à l’époque, l’auteure présente les points de vue de certains acteurs de cette industrie. Entre-autre, nous pouvons lire l’opinion de la directrice du développement des programmations à Télé-Québec, Mme Cécile Bellemare, celle du Groupe de recherche sur les jeunes et les médias, ainsi que celle de M. Stéphane Turcotte, directrice de la programmation jeunesse à Radio-Canada. Leurs points de vue sont fort intéressants et, vous vous en doutez bien, à l’opposé de celui de mon amie. Je vous conseille de le lire puisque ces arguments vont à l’opposé de la pensée populaire voulant que les émissions éducatives de nos jours aient une qualité, disons, presqu’inexistante. Je crois qu’il est bon de se questionner au sujet des émissions éducatives d’aujourd’hui puisque nos futurs élèves auront sans aucun doute été en contact avec celles-ci.

mercredi 17 septembre 2008

La génération la plus ignorante

Dans l'édition du 15 septembre 2008, le quotidien Le Devoir présentait le professeur de littérature anglaise à l’Université Emory (Atlanta) Mark Bauerlein et son essai choc : The Dumbest Generation. La génération la plus ignorante serait selon cet auteur, celle des individus de moins de trente ans. Surexposés dès un jeune âge aux technologies numériques, ces jeunes présenteraient de graves limitations en matière de cultures historique, géographique, littéraire et civique.

Selon Bauerlein, la fermeture d’esprit que permettent paradoxalement les nouvelles technologies serait responsable de ces lacunes: « Les outils technologiques permettent aux adolescents d’être obnibulés par leur monde d’adolescents, et les considérations d’adultes n’arrivent pas à se frayer un chemin jusqu’à eux. » L’auteur ajoute : « Internet est pour moi une fenêtre ouverte sur le monde des idées, de l’histoire, de la beauté. Mais pour les jeunes de 17 ans, c’est autre chose. C’est un outil pour placoter, envoyer des photos ou des vidéos d’eux-mêmes et de leurs amis. Ils se renferment dans un cocon générationnelle. »

Ce qui m’amène à la question suivante : Les TIC sont-elles bonnes ou mauvaises ?

En ce qui me concerne, je crois que les TIC représentent des outils intéressants, surtout dans le domaine de l’éducation. En effet, elles soutiennent les professeurs et les élèves dans leurs tâches respectives. Notamment par le biais de diaporamas, de sites Internet et de vidéos, elles permettent aux premiers de présenter de nouveaux concepts et aux seconds, de s’y initier. De manière similaire, comme c’est le cas dans les laboratoires informatiques dédiés aux langues secondes, les TIC supportent les enseignants dans l’aide qu’ils offrent aux élèves qui construisent leurs nouveaux savoirs. Finalement, par l’intermédiaire de jeux vidéos ou de cyberquêtes conçues à cet effet, les TIC permettent aux élèves d’exercer leurs acquis et aux enseignants, d’en évaluer la maîtrise.

Ainsi, les TIC sont pertinentes... mais seulement en tant que supports de transmission et de construction des connaissances. Elles doivent donc représenter le moyen et non pas la finalité. En ce sens, jamais sous des habits technologiques racoleurs ne devraient se cacher des objectifs pédagogiques flous ou une planification déficiente. Une telle utilisation des TIC reviendrait à en faire ce que Mark Bauerlein leur reproche d’être, soit un beau contenant vide de tout contenu.

Voir aussi :