Affichage des articles dont le libellé est connaissance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est connaissance. Afficher tous les articles

mercredi 3 décembre 2008

Bilan de mon intelligence technologique

Comme la façon de produire ce dernier billet de l'année n'était pas très claire, j'ai créé une colorée Cmap afin de montrer combien le QI de mon intelligence technologique a augmenté cette session. Il faut dire qu'avant de me présenter au local informatique, au premier cours, je pensais que TIC voulait dire Trouble de Comportement...

Après avoir compris que TIC signifiait technologies de l'information et de la communication, je me suis convaincue que le cours serait aussi facile que celui de gestion de classe, mais en voyant le plan de cours, j'ai compris que ce n'est pas parce que c'est facile que ça ne demande pas beaucoup de temps et d'énergie! Avec tous les projets que nous avons eu à faire, je dois avouer que c'était plutôt compliqué de trouver des plages horaires où tout le monde est disponible et de toujours être productif dans ce laps de temps. C'est difficile de monter des projets à l'aide de l'informatique en équipe : on ne peut pas être les quatre sur un même ordinateur, on ne peut pas les quatre filmer une scène, on ne peut pas les quatre participer autant.

J'ai quand même trouvé très intéressant de réaliser le projet vidéo, surtout que l'atelier que nous avons filmé portait sur du contenu que nous-mêmes avions appris quelques semaines auparavant. Au départ, je ne voyais pas la pertinence d'apprendre les composantes de l'ordinateur, mais quand j'ai vu l'intérêt que les enfants y portait et comment c'était facile de vulgariser le tout, j'ai changé d'idée. Un jour, moi aussi j'ouvrirai le boîtier d'un ordinateur en classe.

Finalement, grâce au cours d'intégration des TIC, je maîtrise maintenant la compétence transversale 6, qui consiste à savoir exploiter les TIC. Je sais utiliser la technologie appropriée pour un projet et donc tirer profit des TIC, tout en sachant en évaluer la pertinence de l'utiliser. Je suis beaucoup plus intelligente qu'avant!

Sur ma carte conceptuelle, vous pouvez voir tout ce que j'ai appris, selon les quatre objectifs spécifiques du plan de cours. J'ai surtout appris à utiliser des logiciels libres de création (comme Cmap Tools et NVu) et à connaître des endroits de stockage accessibles de partout (comme Google Docs et WebDépôt). Tout ça pour dire que, quand j'aurai enfin mon brevet d'enseignement, je serai tout à fait à l'aise d'utiliser les technologies dans ma classe. Merci Florian!

mercredi 17 septembre 2008

La génération la plus ignorante

Dans l'édition du 15 septembre 2008, le quotidien Le Devoir présentait le professeur de littérature anglaise à l’Université Emory (Atlanta) Mark Bauerlein et son essai choc : The Dumbest Generation. La génération la plus ignorante serait selon cet auteur, celle des individus de moins de trente ans. Surexposés dès un jeune âge aux technologies numériques, ces jeunes présenteraient de graves limitations en matière de cultures historique, géographique, littéraire et civique.

Selon Bauerlein, la fermeture d’esprit que permettent paradoxalement les nouvelles technologies serait responsable de ces lacunes: « Les outils technologiques permettent aux adolescents d’être obnibulés par leur monde d’adolescents, et les considérations d’adultes n’arrivent pas à se frayer un chemin jusqu’à eux. » L’auteur ajoute : « Internet est pour moi une fenêtre ouverte sur le monde des idées, de l’histoire, de la beauté. Mais pour les jeunes de 17 ans, c’est autre chose. C’est un outil pour placoter, envoyer des photos ou des vidéos d’eux-mêmes et de leurs amis. Ils se renferment dans un cocon générationnelle. »

Ce qui m’amène à la question suivante : Les TIC sont-elles bonnes ou mauvaises ?

En ce qui me concerne, je crois que les TIC représentent des outils intéressants, surtout dans le domaine de l’éducation. En effet, elles soutiennent les professeurs et les élèves dans leurs tâches respectives. Notamment par le biais de diaporamas, de sites Internet et de vidéos, elles permettent aux premiers de présenter de nouveaux concepts et aux seconds, de s’y initier. De manière similaire, comme c’est le cas dans les laboratoires informatiques dédiés aux langues secondes, les TIC supportent les enseignants dans l’aide qu’ils offrent aux élèves qui construisent leurs nouveaux savoirs. Finalement, par l’intermédiaire de jeux vidéos ou de cyberquêtes conçues à cet effet, les TIC permettent aux élèves d’exercer leurs acquis et aux enseignants, d’en évaluer la maîtrise.

Ainsi, les TIC sont pertinentes... mais seulement en tant que supports de transmission et de construction des connaissances. Elles doivent donc représenter le moyen et non pas la finalité. En ce sens, jamais sous des habits technologiques racoleurs ne devraient se cacher des objectifs pédagogiques flous ou une planification déficiente. Une telle utilisation des TIC reviendrait à en faire ce que Mark Bauerlein leur reproche d’être, soit un beau contenant vide de tout contenu.

Voir aussi :